Qui est le Fondateur de la Fondation Femidejabat?

Qui est le fondateur de la Fondation FEMIDEJABAT ( FOFE ) ?

C’est en date du  8 Septembre 1970, en commune d’Isare de  la Province de Bujumbura, que  Felicien Minani Nsengiyumva – connu sous son nom d’ « ubuhizi » (la vaillance) et de musicien Maréchal Femidejabat –  vit le jour. C’était  juste 8 ans après l’indépendance du Burundi et deux ans avant la terrible tragédie de 1972. Malgré une enfance difficile Femidejabat va fréquenter plusieurs primaires : de l’Ecole Primaire de Rubirizi en 1977, à l’Ecole Primaire Gishingano, en passant par l’école primaire CCF Kamenge, il va  enfin décrocher son  certificat de fin d’études primaires à l’Ecole Primaire de Kigobe, en 1986. Au secondaire, il va également parcourir plusieurs  écoles:

d’abord le Lycée de Ngagara (ex-ENE) pour le cycle inférieur , après deux jours seulement passé au Lycée du Saint-Esprit. Quant au cycle supérieur il va fréquenter tour à tour, l’Ecole des Travaux Publics de Gitega (ETP Gitega), le Centre Culturel Islamique de Bujumbura et à l’Ecole Technique Agricole de Gihanga. A ce moment, il a 23 ans.

Quand, en 1993,  la guerre éclate suite à l’assassinat de Melchior Ndadaye, premier président démocratiquement élu au Burundi, Femidejabat quitte le Burundi qu’il aime tant et choisit le Rwanda comme son  pays d’exil. Quelques mois plus tard, en 1994, avec l’assassinat du Président Juvénal Havyarimana du Rwanda, celui du président burundais Cyprien Ntaryamira et le Génocide du Rwanda qui s’en est suivi, Femidejabat est obligé de fuir le Rwanda et retourne au Burundi. Mais, la guerre faisait toujours rage. Le pays de lait et de miel, le Burundi  s’était transformé en pays de larmes et de sang. Femidejabat y trouve encore un danger mortel. Il reprend encore une fois le chemin de l’exil jusqu’à Kinshasa, la capitale de la RDC,  après avoir parcouru à pieds la longue distance séparant Uvira, Bukavu, Kisangani,… puis Kinshasa. Durant ce long trajet pénible , il sera emprisonné une fois ; il croisera de fauves dans la forêt équatoriale, puis il sera menacé de mort pour avoir gardé un papier sur lui et sur lequel était gravé l’hymne du parti CNDD-FDD, dont il est l’auteur compositeur.  Plus tard, il  quitte l’Afrique pour s’exiler plus loin encore, en Norvège où il réside depuis 2004 et travaille jusqu’aujourd’hui. Au cours de ce long parcours d’exil qui rappelle les vicissitudes  de la vie dans « Au nom de tous les miens » de Martin Grey, FEMIDEJABAT s’est montré comme un refugié hors pair. Partout où il est  passé, depuis le Rwanda jusqu’en Norvège, il a démontré son talent de musicien-chanteur-compositeur qu’il a, par ailleurs amélioré en embrassant,  lors de ses études supérieures,  l’Académie de Musique et de Communication des Studios Sango Malamu de Kinshasa. C’est  grâce à la musique qu’il a pu nouer des relations avec des grands dirigeants du parti CNDD-FDD, en l’occurrence feu Président Pierre Nkurunziza, Léonard Nyangoma, Hussein Radjabu et Gén. Jean Bosco Ndayikengurukiye, pour qui il venait de composer l’hymne  du parti qu’ils ont bien apprécié et adopté grâce à la quintessence de son message.

Au cours de ce long chemin d’exil, Femidejabat va encourir beaucoup de dangers mortels, mais au moment il n’attendait que la mort, une main de Dieu intervient in extremis pour le sauver. C’est pour cette raison qu’il place Dieu par-dessus tout.

En effet,  il découvre  l’« ubuntu » (l’humanité) dont font preuve certaines personnes qu’il a croisées à plusieurs milliers de kilomètres de chez lui, en Norvège, son 2ème pays de sa déstinée divine. A partir de la Norvège Femidejabat a initié plusieurs projets utiles pour son pays natal le Burundi dont la Fondation FEMIDEJABAT (FOFE) agréée au Burundi , l’association UNABUDI-Inyenyeri z’Uburundi kw’isi yose ( Unisson des Artistes du Burundi et de la Diaspora) agréée au Burundi, le projet de l’Encyclopédie de la Musique Burundaise (EMB) qui est en cours, le projet Miss INAKARANGA, le projet Prix Fondation Femidejabat-TUBASHIMIRE BAKIRIHO, l’association VONECOVIC (Voix Neutre Contre les Violences et les Injustices à Travers les Chansons) qui soutient le peuple autochtone les ( Batwa ) du Burundi; le Centre Culturel Femidejabat Indataburundi (CCFI), etc. Mais, FEMIDEJABAT va au-delà de tout cela, car il est beaucoup plus guidé par un amour profond de Dieu qui l’a toujours bien gardé en vie durant ces moments de dures épreuves. Il veut donc le manifester par des actes d’amour envers les nécessiteux et les vulnérables.

En fin, Femidejabat  constate  que malgré les graves ennuis de l’exil, le feu de l’amour ne s’éteint pas du tout. Parfois il disparaît, d’autres fois il ressurgit ,  en fin de compte,  pansait les  plaies du cœur et rendre notre dure vie mieux supportable.

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